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Les défis urbains face aux impératifs écologiques

Défis Urbain écologie

Les défis urbains face aux impératifs écologiques

Épuisement des ressources naturelles, dérèglement du climat, diminution de la biodiversité, pollutions diverses, dégradation de la santé des populations, accumulation de déchets… Les activités humaines génèrent ce que l’on appelle des « externalités négatives » qui menacent l’avenir de la planète. La situation serait aujourd’hui si préoccupante que selon certains mouvements de pensée, la seule solution serait la « décroissance ».

Quel impact sur l’urbanisme ?

La décroissance est l’idée que la croissance économique serait plus néfaste que bénéfique pour l’humanité. Cela consisterait à cesser de faire de la croissance un objectif…

La décroissance est-elle alors inéluctable ou peut-on concilier développement et transition énergétique ? Les collectivités et entreprises du bâtiment cherchent des solutions nouvelles, et concrètes, pour concilier développement économique et transition énergétique

Pour cela il faudrait révolutionner les modes de production et de consommation en commençant par l’urbanisation de nos territoires.

Depuis plus d’un demi-siècle, l’anxiété vis-à-vis de l’érosion de la biodiversité va croissante. Elle s’est traduite par des politiques publiques et des normes visant à réduire l’impact de l’urbanisation. Elle s’accompagne d’une forte demande pour la restauration d’espaces naturels en ville, exprimée à travers un éventail d’entreprises citoyennes redéfinissant l’espace urbain.

L’urbanisme écologique ou urbanisme durable (c’est comme cela qu’il se fait appeler) est une « nouvelle façon d’appréhender le rapport de l’urbain à la nature. Il se veut ainsi plus respectueux de l’environnement en utilisant de nouvelles méthodes de constructions, de nouveaux matériaux  de nouveaux modes de déplacements, pour une ville donnant plus de place à la nature comme élément de qualité de vie… La notion de durabilité renvoie à l’impératif de concilier, dans l‘urbanisme, le bien-être, l’équité & la cohésion sociales, ainsi que le développement économique avec le respect du cadre naturel. »

 

Et bonne nouvelle ! La prise en compte de la nature dans la conception et la gestion du cadre urbain est aujourd’hui une obligation légale en France avec l’article L121-1 du Code de l’Urbanisme.

Pour cela, les villes disposent de plusieurs leviers : l’aménagement et l’urbanisme, les bâtiments, les transports, mais aussi les réseaux d’énergie et d’éclairage public.

AMÉNAGEMENT ET URBANISME

A travers leurs politiques d’aménagement, d’urbanisme et d’occupation des sols, elles peuvent d’abord privilégier un modèle de ville compacte, afin de diminuer les déplacements et de développer les modes de transport doux (marche, vélo). Les besoins de mobilité sont en effet largement déterminés par la distance entre les lieux de travail et d’habitation. Dans le même objectif, elles peuvent également favoriser la mixité fonctionnelle en développant des quartiers regroupant logements et entreprises. Elles peuvent enfin choisir de densifier les zones situées à proximité des gares et des voies de transport public (tramway, métro, etc.).

LES TRANSPORTS

Le développement de transports « propres » est une direction clé pour réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre des villes. Flotte de véhicules municipaux et transports publics « verts », développement de pistes cyclables, mise en place de bornes de recharges électriques et de systèmes d’autopartage de véhicules ou de covoiturage… Les collectivités disposent de plusieurs pistes dans ce domaine.

BÂTIMENTS & RÉSEAUX D’ENERGIE 

Elles s’efforcent également de mieux maîtriser les consommations énergétiques des bâtiments, avec une action directe sur le patrimoine bâti public et indirecte auprès des bailleurs sociaux, des particuliers et des entreprises.

RÉSEAUX D’ÉCLAIRAGE PUBLIC

L’éclairage public est également pour les villes un gisement d’économies d’énergie. Selon l’ADEME (), ce poste représente en effet plus de 40 % de la consommation d’électricité des collectivités. Or, aujourd’hui en France, près de la moitié des installations d’éclairage seraient obsolètes et donc fortement énergivores. La modernisation des installations est donc une priorité. « Leur rénovation permettrait aux villes de réduire leur consommation d’électricité de 50 % à 75 %.

Une approche globale aiderait les collectivités à réduire leur facture énergétique et leurs émissions de CO2 sans freiner leur développement économique. Une gamme de solutions qui passerait par exemple par le déploiement massif d’ampoules LED, de bâtiments publics mieux isolés

 

Autant de gestes, avec une approche individuelle cette fois, que vous et moi pouvons mettre en œuvre afin de préserver davantage notre environnement des émanations de CO² dû à nos habitudes de consommation quotidiennes, à la surconsommation d’énergie à cause de matériel électrique défectueux ou mal entretenus ou encore à cause d’isolation de maison vétuste, de combles mal isolés () …

 

Pour conclure sur la question

« Alors que 20 % des humains accaparent plus de 80 % des ressources naturelles de la planète, que les capacités de celle-ci à absorber les pollutions que nous émettons ont largement été dépassées et que les ressources fossiles s’épuisent, avons-nous encore le choix, dans les pays riches, entre croissance et décroissance ? », interroge Vincent Cheynet dans son livre Le choc de la décroissance. Pour Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire (2001-2002), « on n’a pas à choisir si l’on est pour ou contre la décroissance, elle est inéluctable, elle arrivera qu’on le veuille ou non ».

 

Face à la hausse du prix de l’énergie et dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, mais aussi face à la nécessité de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, les villes, partenaires sociaux, constructeurs… vous et moi sommes à la recherche de nouvelles solutions pour une meilleure maîtrise de la consommation d’énergie.

 

A échelle nationale, notre gouvernement semble aussi faire marche arrière en envisageant de limiter les aides à la Transition Energétique… Que nous reste-t-il alors ? Notre propre contribution, en tant que citoyen de la planète : investir dans des travaux de transition énergétique de nos logements pour moins consommer, faire davantage d’économies tout en épargnant la planète d’émissions intempestives de CO², bien entretenir nos appareils électroniques, concevoir ou rénover des logements à basse consommation…