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Bilan du One Planete Summit

One Planet Summit

Bilan du One Planete Summit

Organisé le 12 décembre 2017, le One Planet Summit (1ère édition) avait pour objectif de réunir la communauté internationale autour d’une question importante : la mobilisation des acteurs financiers publics et privés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Quelques décisions importantes ont été prises, comme le fait que la Banque mondiale ait promis d’arrêter le financement de l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz après 2019. À l’issue du sommet, 12 mesures pour le climat ont été arrêtées et la One Planet Coalition a été créée pour s’assurer que les engagements seront tenus. Un deuxième One Planet Summit y a été prévu pour l’année suivante… ce dernier a eu lieu le 27 septembre 2018.

Retour sur le 1er One Planet Summit

Le propos de 2017 était le suivant : « il n’a pas échappé au monde de la finance que la transition bas carbone impliquait une réorientation des flux financiers. Il est de son intérêt d’accompagner la transition bas carbone, dont le rythme est dopé par la baisse des coûts de production des énergies renouvelables et du stockage de l’électricité. »

A mesure que cette transition s’effectuera, la finance basculera des actifs fossiles vers les actifs non carbonés. La question soulevée par le One Planet Summit est de savoir si la finance peut accélérer cette transition en infléchissant les décisions des acteurs économiques (en faveur des énergies fossiles à l’heure actuelle).

Pour s’effectuer au rythme de l’horloge climatique, une condition essentielle : le mouvement de bascule vers les actifs décarbonés doit s’accélérer !

Une telle accélération ne peut provenir que de trois leviers selon les experts :

  • du progrès dans la tarification du CO² dans l’économie réelle,
  • des avancées dans la régulation financière basée sur l’incorporation d’une valeur carbone
  • un engagement financier supplémentaire des Etats et/ou de leurs agences financières en faveur de l’action climatique pour couvrir les ardoises laissées par le désistement de l’administration Trump !

Sans oublier tous les projets dans les énergies renouvelables ou énergies vertes non émettrices de CO². Sur ce plan, les investisseurs s’appuient sur une « finance imaginative ». Les banques d’aide au développement (comme l’Agence française de développement) revendiquent désormais collectivement un rôle de levier.

Les obligations vertes ont également le vent en poupe avec 130 milliards d’euros engagés en 2017.

Ce qui a fait suite au 2nd One Planet Summit de septembre dernier

Des initiatives ont été prises pour investir dans des économies à faibles émissions de carbone :

  • La Banque mondiale a annoncé qu’elle allait investir 1 milliard de dollars pour déployer des batteries électriques (stockage électrique) dans les pays du Sud
  • 151 millions de dollars ont été débloqués dans le cadre du programme d’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques initié par la Fondation Gates
  • la Commission européenne allouera 150 milliards d’euros dans les infrastructures, grâce au programme InvestEU et au total 320 milliards d’euros à l’atteinte de ses objectifs climatiques
  • Michael Bloomberg a annoncé qu’il compte contribuer à mobiliser Wall Street pour développer la finance durable

 

Peu de décisions concrètes en somme, moins que sur le 1er sommet où la fin des subventions aux projets d’extraction de pétrole et de gaz dès 2019 a marqué un grand coup dans l’économie réelle.

Les 2 One Planet Summit semblent n’avoir déplacé aucune des grandes lignes d’action nécessaire à l’accélération du déplacement des actifs fossiles vers les actifs non carbonés dont nous avons parlé précédemment. Les énergies fossiles restent en 2018, encore et toujours indétrônables… Il faut espérer que les prochains sommets poussent les décisionnaires à agir à la source et contre les actifs fossiles en développant des mesures restrictives à leur encontre…

 

Il est vrai que ce n’est pas la fréquence des sommets climatiques qui agit sur le climat, mais le cumul de nos émissions de gaz à effet de serre… Restons vigilant et exigent ! Ce qu’il nous faut aussi réfléchir c’est qu’au-delà de décisions prises à échelle mondiale, notre propre contribution pèse en tant que citoyen de la planète : Investir dans des travaux de transition énergétique de nos logements pour moins consommer, faire davantage d’économies tout en épargnant la planète d’émissions intempestives de CO² en construisant des maisons vertes , bien entretenir nos appareils électriques, concevoir des logements à basse consommation ou rénover la vôtre…